Contre le racisme et pour une prise en compte de la question raciale à l’Université

La période que nous traversons est marquée par d’importants mouvements sociaux contre le racisme et contre les violences policières. Dans la continuité du mouvement Black Lives Matter et suite au meurtre de George Floyd le 25 mai 2020 à Minneapolis, des manifestations ont eu lieu dans le monde entier. Plus spécifiquement en France, de nombreux collectifs réclament depuis longtemps vérité et justice pour les victimes de violences policières ; ce combat, emblématiquement porté, entre autres collectifs, par le comité « La vérité pour Adama », a connu un important soutien populaire lors des dernières semaines. Au-delà des violences policières, ces mouvements remettent en cause le racisme structurel, central dans nos sociétés et quotidien pour les personnes qui en sont victimes.

Dans ce contexte et en tant que laboratoire de sciences sociales, l’IRISSO affirme sa solidarité avec les victimes de racisme et tou·tes celles et ceux qui luttent contre le racisme, sous toutes ses formes. L’université, en tant que lieu de formation aux savoirs critiques, a un rôle à jouer dans ce combat. Le monde universitaire doit poursuivre l’analyse des dynamiques racistes à l’œuvre dans la société, mais également s’interroger sur la façon dont celles-ci sont reproduites au sein de ses propres structures et à travers ses propres pratiques.

En tant qu’universitaires, nous reconnaissons qu’il reste encore beaucoup de chemin à parcourir et que nous avons la responsabilité d’agir dès aujourd’hui. Au moment où le Conseil d’État vient de valider l’augmentation massive des frais d’inscription pour les étudiant·es étranger·es extra-européen·nes1, il faut bien sûr continuer de combattre les effets discriminatoires de la bien mal nommée stratégie « Bienvenue en France ». Mais il faut aussi reconnaître plus largement les dommages que le racisme continue à causer dans le monde de l’enseignement supérieur. Il est de notre devoir de défendre toutes les personnes qui, souvent dans des conditions précaires, font vivre l’université. Nous affirmons notre soutien à l’ensemble du personnel administratif, de ménage, de restauration, de sécurité et aux étudiant·es, enseignant·es et/ou chercheur·euses, quelles que soient leurs origines, religions ou nationalités. Dans cette optique, nous encourageons celles et ceux qui se sentent capables de le faire à se manifester. Ces voix doivent être entendues et reconnues dans nos propres murs, et l’université doit en tenir compte dans ses actions.

Nous reconnaissons la nécessité d’assurer une représentation plus juste des étudiant·es et personnels racisé·es au sein de Dauphine ; d’engager une réflexion en profondeur sur les axes de recherche et les programmes d’études de notre université dans un objectif de décolonisation des savoirs ; de mettre en place une formation complémentaire et des ressources d’apprentissage antiracistes pour l’ensemble du personnel et des étudiant·es ; de soutenir les collectifs et actions œuvrant contre les discriminations à l’université.

Parce qu’il est de notre devoir de contribuer à des sociétés plus justes et plus équitables, nous sommes et restons uni·es contre toute forme de racisme et de discrimination.

 

                                                                                                                                                                                                                                                             

Nous, membres du laboratoire Irisso, nous déclarons mobilisé.e.s et soutenons, sous diverses formes, le mouvement interprofessionnel appelant au retrait du projet de réforme relatif aux pensions de retraite du gouvernement. 

Au vu des premiers éléments dont nous disposons, nous considérons sans équivoque que cette réforme aboutirait à une paupérisation d'un grand nombre de nos concitoyen.ne.s, qu'elle aggraverait les inégalités entre les citoyen.ne.s et entre les femmes et les hommes, et qu'elle ne répond aucunement aux objectifs annoncés par le gouvernement : ajustement du système de retraite au vieillissement de la population, égalité devant la vieillesse, égalité femmes/hommes.

La "réforme" proposée n'a pas encore été précisée, mais on sait déjà qu'elle repose sur une logique d'individualisation des droits et qu'elle vise à faire baisser le niveau des pensions. "En prenant en compte l’ensemble de la carrière, au lieu des 25 meilleures années pour le régime général ou des 6 derniers mois pour la fonction publique, un régime par points ne peut que faire baisser mécaniquement le niveau des pensions. Et il pénaliserait plus particulièrement celles et ceux qui ont eu des carrières courtes ou heurtées, femmes d’abord, de même que celles de très nombreux fonctionnaires : il intègre en effet les plus mauvaises années de la carrière dans le calcul de la pension, alors qu’elles en sont éliminées actuellement" (voir http://www.fondation-copernic.org/index.php/2019/11/22/retraites-des-femmes-ni-reforme-par-points-ni-statu-quo-mais-des-progres-indispensables/). Des premières simulations ont mis en lumière la baisse drastique des taux de compensation : http://www.leparisien.fr/economie/retraites/reforme-des-retraites-pour-un-collectif-d-experts-tout-le-monde-sera-perdant-04-09-2019-8145708.php

Nous reviendrons vers vous bientôt avec des actions à mener collectivement, et ne pouvons qu'inviter les collègues des différentes composantes de l'Université Paris-Dauphine à organiser des réunions d'information et des assemblées générales autour de cette réforme qui nous touche toutes et tous. Nous pouvons mettre à disposition des ressources sur la question et pourrions envisager, si le besoin s'en fait ressentir, d'organiser avec vous des réunions, des interventions ou autres actions pour se renseigner et agir contre ce démantèlement du système solidaire des retraites. 

Des membres de l'Irisso

                                                                                                                                                                                                                                                             

300 jours de détention pour Fariba Adelkhah

Nous sommes confinés depuis le 17 mars. Fariba Adelkhah, chercheuse au Centre de recherches internationales de Sciences Po Paris, est en prison depuis 300 jours en Iran. En affichant son visage sur le site des institutions universitaires et des équipes de recherche de France, nous voulons manifester le soutien de la communauté scientifique et inciter le gouvernement à tout mettre en œuvre pour sa libération.

Fariba est en danger. Nous devons agir d'urgence pour elle.©Stéphanie Samper

 

 

 

Le mot de la directrice

Nos activités de recherche touchent plusieurs disciplines : la sociologie, la science politique, l’économie et, désormais, les media studies, avec l'intégration de l'UPR CNRS  LCP. Nos travaux sont particulièrement centrés sur la sociologie des mondes économiques et l’analyse de l’action publique. L'IRISSO regroupe aujourd'hui  103 membres: 18 collègues CNRS (11 CR, 5 DR, 1/2 IE), 9 PR, 20 MCF, et 6 CR de l'INRAE; 5 Post docs, 37 doctorants, 3 délégations et 5 personnels administratifs. Les enseignants et chercheurs de l’IRISSO animent plusieurs parcours académiques de sciences sociales au sein de l'Université Paris Dauphine-PSL, de la licence au master jusqu'au doctorat.

Dominique Méda - Directrice de l'IRISSO et professeure de sociologie

Chaire Reconversion écologique, travail, emploi et politiques sociales

Equipe Administrative

Gestionnaires financiers

Khalid BOUACHRA - B612bis
Christiane FOLKS - B608
Claude POMPEY - B612bis
Andy GLONDU - B608

Gestionnaire administrative

Caroline FARGE - B609bis

L'équipe

Directrice :
Dominique MÉDA

Directeur adjoint :
François-Xavier DUDOUET

Equipe de direction:

Eric AGRIKOLIANSKY

Pierre-Yves BAUDOT

Sophie BERNARD

François-Xavier DUDOUET

Nicolas FORTANÉ

Élise PÉNALVA-ICHER

Isabelle VEYRAT-MASSON

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